Khóc măng

Définition
  1. Locution verbale :
    • Pleurer pour faire pousser des pousses de bambou : expression dérivée d'une légende chinoise sur la piété filiale, signifiant une douleur ou des larmes si sincères qu'elles provoquent un miracle naturel.
    • Faire preuve d'une piété filiale extrême et touchante : se dit d'une personne dont le dévouement envers ses parents est absolu et exemplaire, au point de défier l'ordre naturel.
Exemples d'utilisation
  • Locution verbale :
    • Tấm lòng hiếu thảo ấy, khác nào chuyện "khóc măng" của Mạnh Tông ngày xưa. (Cette piété filiale est comparable à l'histoire de "pleurer pour les pousses de bambou" de Meng Zong dans les temps anciens.)
    • Vân Tiên suy trang nằm giá khóc măng. (Van Tien, vêtu de toile et couché sur la glace, pleura pour faire pousser des pousses de bambou.)
Utilisation avancée
  • L'expression est presque exclusivement utilisée dans un contexte littéraire, poétique ou pour faire référence aux classiques de la morale confucéenne. Elle évoque un idéal de vertu.
    • Câu chuyện "khóc măng" là bài học về chữ hiếu cho muôn đời. (L'histoire de "pleurer pour les pousses de bambou" est une leçon de piété filiale pour toutes les générations.)
Variantes et mots apparentés
  • Nhị thập tứ hiếu (nom) : Les Vingt-Quatre Exemples de Piété Filiale, un classique chinoisfigure la légende de Mạnh Tông (Meng Zong).
    • Truyện "khóc măng" nằm trong bộ "Nhị thập tứ hiếu". (L'histoire de "pleurer pour les pousses de bambou" fait partie des "Vingt-Quatre Exemples de Piété Filiale".)
Synonymes
  • Hiếu thảo đến mức cảm động trời đất : être pieux au point d'émouvoir le ciel et la terre.
  • Lòng hiếu thảo chân thành : une piété filiale sincère.
Expressions idiomatiques
  • Khóc măng, nằm giá : souvent citée ensemble, cette paire d'expressions fait référence à deux légendes de piété filiale extrême (l'une de Meng Zong, l'autre de Wang Xiang). Elle symbolise la volonté de tout endurer pour ses parents.
    • Hai mươi bốn thảo chẳng bằng người xưa, những người biết "khóc măng, nằm giá". (Les vingt-quatre plantes (allusion aux histoires de piété) ne valent pas les anciens, ceux qui savaient "pleurer pour les pousses et se coucher sur la glace".)